Liste des billets comportant le tag carnet de notes

Le double codage de l’information

Je viens de lire unarticle sur Maxime Leforestier dans Telerama. Il dit notamment ceci :

Cela dit, à quoi sert la chanson ? A être un support pour que chacun d’entre nous se souvienne de ses sensations. Quand les gens me parlent d’une de mes chansons, ils me parlent d’eux, pas de ma chanson. Du moment où ils l’ont entendue, de ce qu’ils faisaient à cet instant-là, de qui ils ont rencontré dessus… Les chansons, un peu comme les odeurs me semble-t-il, stockent les souvenirs dans un domaine sensitif qu’on ne maîtrise pas. Et dans ce rôle-là, la qualité de la chanson n’a aucune importance. L’un de mes amis a fait de la prison pendant l’été de la Lambada. Maintenant, chaque fois qu’il l’entend, il pleure…

A mettre en relation avec le double codage de l’information Paivio et le rôle des émotions dans la mémorisation et donc le mindmapping

(Reblogué depuis neottia2)

Qu’a fait le pourrisseur du web ? faire un travail de pionnier du web

Décidément je trouve cette histoire très inspirante. Si j’y reviens encore, c’est que je n’arrivais pas à mettre un mot sur cette expérience. Beaucoup a été dit et je me retrouve dans pas mal des arguments énoncés depuis.

Mais ça ne comble pas l’émerveillement (et je pèse mes mots) que je ressens face à cette expérience.

Avant de revenir sur cet émerveillement, un retour rapide sur ce sur quoi je réflechis aujourd’hui et qui tourne autour de la notion de traces.

Je viens de lire ce matin le pdf Redocumentation des traces d’activité médiée informatiquement dans le cadre des transactions communicationnelles que j’ai du découvrir via un scoop-it de @staldera. Il faut d’ailleurs que j’aille relire ce que dit Louise Merzeau sur les traces et l’information sur mesure  et la présence de soi, (lire aussi chez caddereputation) ainsi que Olivier Ertschield sur la redocumentarisation de soi.

Je suis en train de travailler là dessus, car je pense monter une formation pour des secondes autour de la notion de traces en lien avec l’identité numérique. Ce billet est donc en même temps une explicitation des différentes traces de connaissances.

Je suis aussi en train de voir comment intégrer la curation dans une logique storify - je pense à l’expérience @naro déjà évoquée, je pense au travail de ma onzième année @frompenyplane

J’aimerais également lancer une recherche et faire une analyse des traces de recherche avec l’historique mais aussi avec d’autres outils. Je pense par exemple à collution et à ghostery, des addons pour firefox. Je suis aussi en train de chercher d’autres addons comme digmyweb même si je ne suis pas convaincu pour l’instant par ce dernier. POur google, il y a google activity.

J’ai aussi un logiciel intéressant mais complexe à utiliser et de toute façon difficilement intégrable dans notre réseau.

Je suis également avec attention le travail de mesdocsdedocs tel que docspourdocs en a fait la récension - D’ailleurs, il n’est pas innocent que @twittendoc ai fait ce travail pour dénoncer aussi l’action de ce prof de français.

Tout ce qui tourne autour du copier coller m’intéresse également ainsi que ce qui tourne autour du document de collecte qu’a popularisé le travail de Nicole Boubée. D’ailleurs, l’article que j’ai fait sur mon blog m’a permis également de classer le copier coller en usages à prohiber et en usages à développer. D’ailleurs cela rejoint l’article qui va sortir bientôt sur documentaliste-SI.

Sur cette notion de trace, je tourne également autour du double processus des traces inaliénables laissées dans la machine et des traces de communication intentionnelles. Ce dernier point me permet de rebondir sur la pourrition du web. Ces deux type de traces permettent de construire des histoires. Soit qu’elles soient agréger par des dispositifs techniques, soit qu’elles soient aggrégeables par des moteurs de recherche, soit qu’elles soient construites par des individus etc.

Ce qu’a fait cet enseignant, ce qu’il a produit et qui m’émerveille, c’est des traces afin de construire une histoire qui soit conforme à son point de vue. Il a pensé les traces en fonction de l’histoire qu’il voulait voir écrire.

Et finalement il n’a fait que ce que nous demandons aux usagers du web, maitriser ses traces et les promouvoir en une histoire qui soit socialement acceptable. En un sens, l’Histoire est morte avec le web et non avec l’effondrement du communisme. Il n’y a plus de majuscule mais des infinités d’histoires que chacun peut désormais agencer à son gré en manipulant les traces.

Les discours remplacent l’action, tout est possible !

A propos de “j’ai pourri le web” - lectures diverses

cette page est mise à jour au gré des commentaires que je découvre.

Voici un compte rendu de l’expérience, discutable, sur j’ai pourri le web. Pour commencer, un commentaire que je viens de faire sur Culturevisuelle, quelques textes intéressants en bibliographie et un commentaire de l’article de David Monniaux que je trouve vraiment très intéressant.

Je viens de poster une réponse à l’article de André  Gunther sur culturevisuelle.

Je partage votre analyse mais je veux y mettre un bémol ! Je suis enseignant documentaliste et j’appartiens à une profession sinistrée car sans légitimité.

Moi la question que me pose la réflexion de cet enseignant, c’est qu’est-ce qu’apprennent les élèves aujourd’hui et quels sont les savoirs que l’école doit faire apprendre aux élèves aujourd’hui ?

Et à un moment, il va falloir dire qu’apprendre relève d’un effort et n’est pas une immanence. Il ne suffit pas d’être sur le web pour apprendre, mais il faut bien commencer par lire. Si le web m’a permis d’apprendre, c’est parce que j’ai en amont une culture que j’ai acquise dans le monde du livre, donné par l’école républicaine. J’ai le même profil que vous et le même que tous ceux qui s’affrontent aujourd’hui autour de cette expérience.

On voit arriver quelque chose, et on ne sait pas ce qui arrive. On est comme lovecraft devant cette couleur qui tombe du ciel. Bon je poétise et c’est peut être nulle comme analogie, mais comme la plupart des profs, et j’estime être un expert du web, comme la plupart des parents, je ne sais pas comment faire !

Quelques commentaires à noter de la discussion que je suis

Le fait de leur donner accès à la source est plus formateur que de leur rappeler que le professeur est le “maître absolu du document” comme c’est le cas dans cette expérience vengeresse…

Olivier Beuvelet

Bin oui, mais ça ce n’est pas internet qui l’amène mais l’évolution de l’école elle-même. Le prof est auparavant le maître du document (didactisation). Avec les CDI et les travaux sur documents, c’est remonter la chaine de l’information et enlever un intermédiaire SI et Seulement SI on forme l’élève au document ! (cf. ce que dit plus loin la conclusion de David MOnniaux

André Gunthert dit plus bas en commentaire à propos des intentions de l’auteur de l’expérience

Il n’y a qu’une tentative de se rassurer sur les usages de ses élèves, par la maîtrise complète des sources, puisqu’elles sont autoproduites. C’est un fantasme de prof vexé que ses élèves ne passent pas par les fourches caudines de l’institution, les seules légitimes à ses yeux

On est dans la même logique. Le prof a changé de nature.

Cet autre commentaire

le point de l’exercice c’est justement de leur montrer qu’ils peuvent être trompés par les ressources numériques… autant que par leur prof.

Bishop

D’où la question non plus de la formation au document comme dans le précédent commentaire mais cette fois ci de la formation aux sources. Qu’est-ce qu’une source ?

En commentaire également, simplicissimus dit, grosso modo, “rien de neuf sous le soleil !

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Pour aller plus loin, dans ma pensée, un message sur la liste edoc

Bon ceci étant, j’aime bien ce témoignage, car il pose implicitement
la question de l’apprentissage des élèves et des tâches qui leur sont
données. Qu’est-ce qu’apprennent les élèves quand ils ont une tâche à
réaliser si il leur suffit de pomper des choses qu’ils n’ont pas lu ou
qui ressemble vaguement à ce que demande le prof. Voir aussi les
témoignages d’élèves qui essayent de faire le boulot et pour qui le
copier coller peut être créateur. Voir aussi le temps de l’élève.

Le gros probleme dans cette histoire, c’est que les élèves ne sont pas
là pour apprendre mais pour répondre à une commande professorale. Ils
ont fait leur boulot. Ils n’ont mis aucune qualité dans ce travail
mais ils ont répondu à la commande, on peut passer à autre chose !

petite illustration, cette après-midi. Des terminales finalisent leur
travail d’ecjs seul au cdi. Je passe derrière eux et j’en vois un qui
est sur un article de wikipedia sur une notion de biologie. Je lui
signale alors le bandeau wikipedia mentionnant que cette article est
une ébauche, et qu’il faut qu’il aille plus loin. Il a hoché les
épaules. Je ne lui en veux même pas !

Le prof n’est pas là ! L’élève ne savait pas que wikipedia avait des
critères de qualités. Il le sait maintenant mais il s’en fout, ce qui
importe c’est qu’il ai répondu à la commande.

Pour revenir à cette histoire, plusieurs choses,
- ils ne sont pas formés et ils ne savent pas qu’ils ne le sont pas
- ils ont fait le boulot demandé mais qu’ont-il appris ?

et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?

- moi, enseignant documentaliste ne suis pas légitime pour les former,
je suis le meuble qui est à l’entrée du CDI !
- internet, ils connaissent, ils n’ont besoin de personne
- l’institution mets des rustines sur des jambes en bois. Ca lui
permet de faire croire qu’elle travaille. elle empile les tâches sans
cohérence d’ensemble ; elle n’accompagne pas le changement mais donne
des injonctions à ses mauvais profs qui ne veulent pas changer ; elle
communique énormément !
- les enseignants ont des oeillères, non pas parce qu’ils ne veulent
pas voir mais parce que le problème de l’apprentissage en manipulant
l’information, ils ne savent pas comment faire d’une part et d’autre
part puisque l’institution n’a pas dit que ce n’était pas bien, alors
pourquoi s’en faire ? Les jeunes sont donc plus cons qu’avant, et puis
c’est tout.

Et nous sommes dans un monde merveilleux, allez, on se fait la bise !

mon point de vue pour conclure : c’est à une réforme de l’école qu’il
faut s’atteler et à répondre à la question des savoirs à apprendre
pour ce monde. Et tant pis si des disciplines doivent disparaitre, se
transformer ou s’il faut en créer d’autres.

cet article tiré de la biographie http://david.monniaux.free.fr/dotclear/index.php/post/2012/03/22/Un-prof-trolle-ses-%C3%A9l%C3%A8ves-sur-Internet%2C-la-belle-affaire%C2%A0!

que je commente rapidement car il me parait très intéressant

d’abord l’auteur indique bien une chose, nous sommes dans une société de la bienveillance et cet article, de la même manière que la précédente expérience sur edoc il y a quelques années est d’abord une atteinte à cette bienveillance- quelque part cette expérience est d’abord une atteinte à la communauté ! En ce sens elle génère un sentiment de mal-être !

Bref, il y a quelques chose d’un peu malsain à utiliser ses compétences professionnelles pour concocter des histoires fausses, mais plausibles, et à ensuite se moquer de ce que des lycéens n’aient pas su détecter la fausseté.

Chez culturevisuelle, il rajoute en commentaire

Sinon, je me pose une question. Je lis en ce moment un ouvrage assez épais de théorie de la complexité. J’arrive au chapitre “calcul quantique”. Je me dis que si les auteurs avaient volontairement dit des bêtises sur ce sujet, je ne m’en apercevrais pas… Il y a un moment où il faut faire confiance!

Surtout, l’auteur insiste sur les enjeux liés à ces travaux. Nous ne nous investissons pas de la même manière selon les enjeux de notre action.

C’est peut être en ça que le contrat républicain, dont parle Culturevisuelle, est cassé. Avant aller à l’école c’était envisager pour ses enfants un changement de statut social. Peu importe en fait les savoirs qui étaient convoqués puisqu’ils étaient partagés par tous et non discutables, et non discutés.

Aujourd’hui, la question des savoirs dont nous avons besoin est vraiment centrale !

Pour revenir sur les enjeux, est-ce que l’école doit alors entrer dans cette question. cela suppose qu’elle entre dans la société et qu’elle ne soit plus un enclos, ce que dit André Gunther.

C’est l’école qui doit changer. Ca va supposer de virer la moitié des profs !

Dans l’article de David Monniaux, il y a aussi cette mention que je trouve intéressante

Nombreux sont les universitaires qui établissent une différence entre ce qui mérite attention intellectuelle et éthique (les publications scientifiques) et ce qui est imposé, énervant, sans intérêt, et où l’on autorise l’approximation et le bâclage (les rapports d’activité, demandes de financements, et autres aspects gestionnaires de la recherche).

C’est le discours des profs en lycée lors des TPE. Il y a des choses dignes d’être enseignés (la discipline de l’enseignant) et d’autres qui ne sont que des procédures à appliquer (les TPE), qui vont permettre à l’élève de gagner de spoints pour le bac (ce qui est le seul objectif de l’école), que les enseignants sont obligés de faire (mais ils ne sont pas obligés d’y mettre leur intelligence) et donc sur lesquels il ne faut pas passer plus que son temps.

Cela pose également la question des sciences et notamment du dernier sujet de capes interne de doc (2012) ! Discussion avec JK!

S’il ne voit ni intérêt intellectuel ni intérêt éthique à écrire un commentaire soigné sur le texte qu’on lui a imposé, le lycéen y verrait-il un intérêt carriériste ?

Cette phrase pose également la question des choix faits par l’élève et renvoie à une question que j’ai posé à MP en lui disant que les profs ne faisaient pas le travail de vérification. elle m’a dit que c’était faux, et elle a probablement raison. Je lui ai alors demandé pourquoi alors les élèves continuaient à avoir ce genre de pratiques ? C’est alors qu’elles étaient rentables pour eux. La réponse est donc dans cette citation. Les élèves comme nous, faisons des choix en fonction des enjeux et en fonction des gains escomptés. Une mauvaise note et une accusation de plagiat, quand elle reste dans le sein de la classe, et qu’elles ne sont pas traitées à l’échelle de la comunnauté, sont toujours rentables car le boulot a été fait, et que la perte ici n’est pas bien grande pour l’élève. Une mauvaise note qui compte moins qu’un devoir sur table. Sauf bien sûr si on introduit un contrôle continu effectif et efficace.

On peut se désoler d’une pareille optique « consumériste » de l’enseignement, dont la finalité serait la note et non le développement intellectuel. Mais cette optique, n’est-ce pas justement l’enseignement secondaire français qui l’inculque ?

une autre citation

Une fois le fond évacué, il est fatal que l’évaluation se concentre sur des questions de forme.

Le reste de l’article est à lire, notamment le rôle de l’école qui n’a pour finalité que la reproduction sociale et non l’apprentissage de l’autonomie et notamment aussi comme lui-même a piégé un comité scientifique sans le vouloir ou presque.

Sa conclusion est essentielle

Ma principale critique contre l’action de ce professeur est qu’au fond elle n’incite pas les élèves à se poser la vraie question, à savoir celle de la fabrication de l’information et du savoir, de ses mécanismes réels (et non idéalisés).

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Une bonne conclusion de l’article sur le prof taquin qui reprend par ailleurs des arguments déjà vu dans les autres textes cités.

Quand à la conclusion, « On ne profite vraiment du numérique que quand on a formé son esprit sans lui », elle est un peu condescendante, mais je veux bien la prendre partiellement à mon compte : il me semble qu’une nouvelle technologie est appréhendée de manière différente par ceux qui ont assisté à son émergence et qui connaissent son histoire. Et le rôle de ceux qui disposent de cette distance critique est justement de la transmettre, sans trop surestimer la valeur de cette expérience et sans trop sous-estimer la lucidité du rapport aux technologies de ceux qui sont nés avec un smartphone sous le pouce.

Effectivement, c’est toute la gageure, comment passer d’une culture de transition comme celle des adultes d’aujourd’hui vers la culture digital

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sur le sujet, plusieurs références à noter

l’article initial à l’origine du buzz http://www.laviemoderne.net/lames-de-fond/009-comment-j-ai-pourri-le-web.html

un second article en réponse au buzz http://www.laviemoderne.net/clapotis/009-comment-j-ai-pourri-le-web-suite.html

l’article que je commente http://culturevisuelle.org/totem/1617

un autre article très intéressant qui se place plus sur le versant moral http://alatoisondor.wordpress.com/2012/03/25/eduquons-a-lesprit-critique-pas-au-mepris-du-travail-des-autres/

Il cite notamment l’acte de ce lycéen qui veut changer wikipedia pour faire croire à sa prof qu’il a raison http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur%3A217.128.28.184&diff=28450186&oldid=28395941

la réponse du patron d’Oodoc http://www.oodoc.com/presse-2012-03-26.php

le prof taquin

une bibliographie des clionautes

un dossier sur scoopt.it http://www.scoop.it/t/l-affaire-du-pourrisseur-du-web-points-de-vue-critiques

Lecture du “banquier et l’abondance”

Je viens de lire cet article chez samines, qui est revigorant. Mais il me pose quand même trois questions que je vais essayer de formuler comme je peux, n’étant pas économiste.

Question 1. A un moment, il faut de l’argent. Twitter ne s’est pas construit sur des bons sentiments et diaspora qui voulait entrer dans une logique comme celle-ci à exploser en vol, il me semble. De même, dans le logiciel libre, les ingénieurs sont payés et ne font pas ça sur leur temps libre ! Cf. les 20% de temps chez Google.

Question 2. Il me semble aussi que ce n’est pas seulement de la réputation que gagne les participants mais aussi de la grégarité, c’est à dire de l’être ensemble et que ce n’est pas seulement du temps de cerveau, que l’on pourrait renommer ici du temps d’attention qui est consacré mais aussi du temps d’action et que ce temps d’action comme le temps de cerveau d’ailleurs, n’est pas indéfini. Pendant que je tape sur l’ordinateur, je ne suis pas au jardin !

Il me semble également que sur de petites communautés, avec des gens convaincu, c’est un système qui fonctionne, mais qu’en est-il quand on est à l’échelle de la planète ou la majorité n’est pas là pour agir mais pour consommer ? C’est toute la transformation du web2.0 en web social qui est posé. C’est à dire le passage d’un web de convaincu à un web pour tous. C’est à dire un web d’acteur à un web de consommateurs.

Et là, nous sommes bien dans le système capitaliste ou la consommation, c’est du temps d’action nulle (ou quasi) ! Ce qui renvoie donc aussi à l’opposition entre loisir/oisiveté et Loisir/otium romain.

Est-ce simplement une question d’éducation ? N’est-ce pas aussi un droit que de consommer sans avoir à donner du temps d’action ! Et sans parler de droit, est-ce que ne pas agir parfois, ne pas être impliqué, ce n’est pas aussi une repos de soi. On ne peut pas être impliqué partout !

Quelqu’un qui élève ses enfants est impliqué individuellement, pour certain de tous leur corps et âmes (la logique des congés parentaux c’est ça) mais aussi socialement. Peut-on alors ne faire que ça ?

Que doit être le temps d’action ?

Troisième question. Tous ces services ne sont pas des anges et leur premier objectif est de créer une place de marché !

C’est une chose que d’être un acteur dans une pièce, s’en est une autre que d’être celui qui met en scène et s’en est encore une autre que de construire le théâtre. Le théâtre demandera à mon avis toujours de l’argent. Jusqu’à présent, c’était les Etats qui payaient les théâtres (comprendre le réseau technique comme les routes ou les voies ferrés) ; les entreprises elles s’occupaient de mettre en scène (réunir tous les acteurs, les faire répéter) pour des spectateurs (consommateurs).

Que les spectateurs deviennent acteur, c’est probablement ce qui se passe (mais sont-ils de bons acteurs ?) mais ils ne construiront pas le théâtre, c’est à dire le lieu ou réunir les spectateurs. Cela demande des compétences que nous n’avons pas encore ou alors il faut les acquérir ! Enfin, moi il faudrait que les acquiers !

betoble (bitoubeul)

bon c’est un jeu de mot pourri qui est une contraction entre l’expression BtoB et google. Les deux B de l’expression remplacent les G et le to/oo a à peu près les mêmes sonorités.

Bien et ensuite…

on oublie à mon avis trop souvent que google a toute une partie de son activité qui est consacrée aux entreprises. Je pense à sa suite collaborative, je crois que le moteur est aussi vendu.

Une des raisons est que c’est les entreprises qui sont finalement les plus grandes pourvoyeuses de pub et puis surtout parce qu’il y a un marché.

Et quand le marché n’est pas assez étendu, il faut alors travailler à son extension. On apprend ainsi que google vient de passer un partenariat avec la cci de paca pour rendre visible les PME de la région. Ce n’est pas un simple support technique qui est proposé mais un dispositif d’accompagnement humain qui prend la forme d’un coaching nous dit l’article.

“prévoyant notamment la création d’un cycle conjoint de formations et la mise en place par l’institut Ipsos d’un baromètre pour mesurer les progrès

Google va donc former des chefs d’entreprises afin qu’il travaille sur leur visibilité. Je ne suis même pas persuadé que ce soit la technologie google qui soit proposée même si on peut supposer que la visibilité passe à un moment donné par un google map marseillais. Ce qui est visé, a minima, c’est d’acquérir de nouveaux clients pour la régie publicitaire google et je pense aussi c’est d’agir sur des prescripteurs.

Et bien, je me demande si google ne va pas prendre en compte, à terme la formation des enseignants. On forme gratuitement les prescripteurs et on augmente mécaniquement la taille du marché. Restera à voir quel sera le marché intéressant pour google avec l’école ?

Premier métier et post-formation

Je viens de lire une statistique étonnante qui présente les résultats d’une étude sur 70 000 profils qui annonce que “pour la majorité des professionnels (68 %), au cours de la carrière, un emploi a été primordial et a représenté près de 50 % de leurs activités.”

l’article précise que “Cet emploi “primordial” se situe le plus fréquemment en début de carrière et plus précisément au cours de la période qui a suivi leurs deux premières années d’activité.”

Cela corrobore ce que l’on voit tous, il me semble, un peu partout quand on demande à quelqu’un de définir ce qu’il est. Il va nous répondre “je suis… un métier”, ce qui est étonnant en soi. Les italiens par exemple emploie le terme “fai lo…” “je fais le…” ce qui est totalement différent.

Pour revenir à cette étonnante statistique, elle le sera moins, si on considère que l’homme est d’abord un animal apprenant et qu’ensuite, le premier emploi est d’abord une période de formation personnelle avant d’être une période productive en soi.

Un jeune est moins productif qu’un plus ancien, il est aussi moins payé en salaire et plus en accompagnement, c’est à dire qu’une part du salaire de ses collègues part dans sa post-formation.

Pour faire le lien entre l’aspect identitaire et l’aspect post-formation, apprendre un métier après la période de formation initiale renvoie aussi à cette idée fondamentale qu’apprendre c’est créer de la connaissance et de l’identité, en mettant en relation, par le moyen d’objets cognitifs, soi-même (intra-personnel) ou autrui (interpersonnel).

Wikipedia est un jeu « Frederic Kaplan

Super article sur le rapport entre le jeu et les principaux services enlignes que sont wikipedia, twitter et quora. Je découvre également la théorie de la boucle d’engagement

Une stratégie possible consiste à créer une boucle d’engagement social. Pour Zichermann et Cunningham cette boucle se décompose en quatre temps. Une émotion motivante (1) rencontre une proposition d’action (2)  qui donne des effets visibles incitant à continuer l’exploration (3) et conduit à des progrès mesurables (4) qui a leur tour renforcent une émotion motivante (1′).

Cette stratégie est à mettre en lien avec ce que je pense sur le profil facebook comme avatar (c’est le cas de le dire) de la construction d’un avatar dans un jeu de rôle. C’est exactement la même chose !

Finalement, sur les réflexion que je faisais sur les serious game vu comme un scénario à base de “si… alors…” avec un mauvais graphisme est peut êtrre à revoir si je considère la boucle d’engagement qui va plus loin que ce que j’ai dit.

L’identité numérique est alors fondamentalement un jeu !!!

On n’est pas loin de ce que je pense de manière générale : à savoir le tryptique histoire/chair/volonté - (j’expliquerais pas, c’est trop tordu)

Depuis quelques années, nous avons vu plusieurs réussites de création collective de connaissance utilisant des jeux. L’exemple le plus emblématique est Foursquare. Par sa dynamique ludique et la dizaine de millions […]

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Jusqu’où être anonyme dans une société qui promeut la visibilité : l’affaire Tarnac

Tarnac: intérêts policiers, obsessions politiques, le récit d’un scandale

Dans cet article entretien, retour sur l’affaire de tarnac avec le jouranliste de mediapart David Dufresne auteur de Tarnac, Magasin général

Voici ce qui est écrit à propos du fichage des personnes et de la volonté absolue d’anonymat. En espérant respecter la règle des 10% de citation

Ces jeunes gens, qui se méfiaient des portables jusqu’à emprunter ceux des passants, payaient en liquide, qui étaient si soucieux de leur anonymat, se sont retrouvés surveillés, 24 heures sur 24 par les policiers de la DCRI et de la SDAT…

On devient suspect aujourd’hui parce qu’on n’utilise pas ce que la norme incite à utiliser, à savoir un portable. Comme le formule joliment Hélyette Besse, ancienne militante d’Action directe, c’était bien la peine de ne pas avoir de portables pour se retrouver avec des caméras dans les arbres.

Une des frayeurs de l’Etat est que des gens s’extraient de pratiques qui semblent normales mais qui sont aussi un redoutable outil de flicage. Toute cette affaire de Tarnac montre que ce petit groupe avait effectivement raison de se méfier du portable. C’est le parfait mouchard grâce auquel on peut vous géolocaliser, vous écouter, connaître vos contacts, vos rendez-vous, etc. Lors de nos rendez-vous, les flics de la DCRI eux-mêmes avaient pour premier réflexe de vérifier que j’avais bien éteint mon portable.

Selon l’écrivain Mehdi Belhaj Kacem, qui vit à Brive-la-Gaillarde et que j’ai rencontré pour ce livre, l’Etat a voulu exproprier les gens de Tarnac de leur vœu d’anonymat et de clandestinité. Ce qui est très juste. Dans cette société où nous sommes tous sommés de nous ficher, de nous facebooker, de nous twitteriser, apparaît comme menace ultime le fait de refuser ces pratiques. Et cela devient un enjeu policier, on se retrouve avec une balise sous sa voiture…

Déductions

Il y a parfois des choses étonnantes, difficile à expliquer. J’ai eu un contact dernièrement avec une boite un peu space dans le domaine de la santé. Ils ont des officines sur plusieurs villes de l’ouest, dont rennes. Cet aprem je vois quelqu’un à rennes, dans le centre, rive gauche, pas loin de la route de saint malo. Dans le quartier, il y a pas mal de commerces liés à la santé. Et la je me dis… Et pourquoi pas ? Une petite recherche sur internet, j’ai l’adresse. C’est 2 pâtés de maison de l’endroit où j’ai rendez-vous. Dans les périodes de grandes réflexions, souvent j’ai ce genre de flash. Et si la serendipité c’était simplement de l’activité ?

gestion de projet avec des secondes

Je conserve ici un mail collectif que je viens d’envoyer à des collègues en AP projet sur la gestion de projet

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Je vous donne ici une ref assez simple à comprendre de ce qu’est la gestion de projet. C’est avant tout un cadre formel qui demande à bien préciser le périmètre d’un projet en terme de besoins, de calendrier et de ressources à employer (financières, humaines, informations nécessaires etc.).
http://eirene.free.fr/lexique.htm

Je pense également qu’on pourrait avoir un apport théorique d’une petite heure avec des spé de la gestion de projet. Je pense à JJ par exemple.

Pour l’adpater à un travail avec des élèves il faut à mon avis prévoir plusieurs choses :

- présenter la demande du client, en l’occurence c’est nous qui faisons ça et qui devons le faire en groupe classe peut être mais je pense qu’il faut aussi que chaque groupe que nous aurons identifié dans le cadre de l’AP soit porteur d’un projet et identifier comme tel et il va falloir que nous l lui présentions très rapidement. ça demande du temps et que faisons nous des groupes que nous ne pouvons pas toucher ? Il faut peut être prévoir en parallèle une autre activité et pour quoi pas une petite formation sur ce qu’est la gestion de projet.

Tout ce travail est le travail de définition du périmètre du projet, c’est à dire ce que nous attendons en essayant d’être le plus explicite possible.

- les équipes, normalement, sont constituées en mode compétences (des élèves qui s’y connaissent) ou en mode usager (des élèves qui ont envie d’utiliser ce qu’ils vont faire) - il faut prévoir un chef de projet, rôle que l’on peut éventuellement prendre à notre compte après avoir demandé des propositions aux élèves. A charge pour nous de se partager les groupes. Mais il faut aussi donner des rôles aux élèves et encourager les prises de leardership

- construire le calendrier avec les élèves et mettre en avant des étapes clés

- Insister sur une phase de recueil des besoins, soit sous forme d’enquête à construire, soit sous forme d’entretien à mener avec des utilisateurs cible. Je pense qu’en AB, on pourrait travailler ainsi.

- traiter les recueils d’informations et en faire une analyse à rendre au commanditaire (nous)

- que les élèves nous rendent 2 documents : un document écrit qui récapitule leur démarche et un document qui soit la réponse à  la commande - si on prend l’exemple des TPE, il s’agit de la note de synthèse (ce que j’ai fait qui s’appuie sur le carnet de bord) et d’un document qui n’existe pas dans les TPE qui serait le cahier des charges de la production à construire. Il faut aussi arriver à dissocier, pour les élèves le cahier des charges de la production qui se fera, ou pas !

Le plus important à faire, c’est vraiment faire ce travail entre la demande (nous) et les besoins réels (l’ensemble des utilisateurs) -
ensuite pour les spécifications, il s’agit de réfléchir en terme de fonctionnalités. Par exemple
- besoin de la grande salle du CDI un midi pour un concert = libération du CDI à ce moment là (AB) ;
- Besoin d’un espace de stockage pour les bouchons = identification des flux d’élèves (FG)
et en terme de quantification (budget, timming, communication, implications techniques etc.)
- exemple 1. Date, heure, durée, cout de la venue d’un groupe, personnes à avertir etc.
- exemple 2. Cout de la construction dun tel lieu etc.

Enfin il faudra une feuille de route, c’est à dire l’enchainement des actions à prévoir pour la réalisation de cette action.
- Exemple 1. demander à L l’autorisation, demander à M pour les couts, rencontrer un groupe, discuter avec lui sur sa venue et ses conditions etc.
- Exemple 2. voir F pour les travaux (à différencier de son acceptation ou non des travaux - ce rendez-vous c’est si il a dit oui !) etc. ; quelle communication pour le lancement de l’action et pour sa perduration dans le temps etc. EN FG on en est là, et je crois que c’est sur ces aspects que l’on doit travailler.

Sur le travail scolaire en lui même, on a fait (FG) le recueil des besoins) et des propositions d’actions - il faut maintenant faire la feuille de route, je pense.

Deux étapes donc
- L’expression / Analyse des besoins et spécifications : Notre travail à nous, doit donc de formaliser la demande la plus précisément possible sachant que c’est aux élèves à faire le travail entre la commande (nous) et les besoins réels des usagers.
- La feuille de route pour la réalisation

Lecture de veille 3, réseaux sociaux et entreprises

Je viens de lire cet article sur l’entreprise devient-elle un réseau social ? L’auteur, à juste titre indique deux choses à retenir, les réseaux sociaux sont déjà dans l’entreprise avec les salariés et la mutation est d’abord sociale avant d’être technologique.

Par contre, je crois que voir une entreprise, quel qu’elle soit comme un monolithe uniquement commandé par le principe hiérarchique est une grosse erreur. Une structure est appelé ainsi parce qu’il y a un principe structurant qui est classificatoire et in fine hiérarchique, mais le contenu de cette structure est un fait humain basé sur les interactions interpersonnelles.

Doit-on alors séparer le principe d’interaction de celui de réseau social. L’un étant consacré à la chair de la structure et que l’on peut symboliser par la machine à café et l’autre plutôt centré capital social et donc, comme le dit l’auteur, tourné vers l’influence. Est-ce qu’on ne confond pas finalement la fluidité des communications et alors ce qu’on vise dans les réseaux socio-numérique c’est la facilité avec la mise en scène de soi d’une part et donc celui qui a la plus grosse et d’autre part la visibilité des interactions, c’est à dire le niveau meta de la communication.

voici les trois défis défini par l’auteur, que je partage en partie :

passer de la logique de l’organigramme à celle du sociogramme car dans les réseaux ce ne sont pas les relations hiérarchiques qui priment ; réinternaliser les échanges et les informations et donc redéfinir les frontières, sachant que les collaborateurs passent 20% de leur temps sur les réseaux externes et surtout faire participer les salariés à ce réseau là en particulier – ce qui n’est jamais acquis et impossible à imposer.

Point 1. De tout temps, et je crois que beaucoup de personne en sont conscient, l’organigramme a toujours moins primé que le cadre mis en place par la hiérarchie pour permettre l’expression personnelle des compétences pour le bien de la structure. Aux deux extrêmes de cette volonté : le patron tout puissant omnipotent etc. et la bureaucratie ou plus personne n’est responsable de rien.

Point 2. La redéfinition des frontières est un sacré enjeu en considérant bien que les frontières ont toujours été plus des filtres que des barrières et qu’il faut conserver cette logique dans un nouvel environnement qui lui privilégie la visibilité. Car sinon, cela va à l’encontre de la mais qui va peut être à l’encontre de la logique d’un réseau social qui par définition est unique et mondiale, et constitué de l’ensemble de l’humanité d’une part et le réseau égo-centré qui lui a une frontière en motte de beurre (par analogie avec les cassures en motte de beurre chez les enfants), c’est à dire que le réseau chacun se dilue dans les relations de relations et la capacité de chacun à faire jouer ses relations pour joindre ces relations de relations.

Un exemple de fonctionnement égocentré en dehors de la frontière de l’entreprise,  qui ne s’est pas servi de ses relations personnelles dans un projet professionnel et qui n’a jamais communiqué avec son conjoint sur une situation de travail ?

Cette question des frontières, c’est surtout celle de la visibilité des actions, de leur publicité d’une part qui fait que désormais, on est au dessus du radar, et pour reprendre l’adage, “nous ne vivons plus heureux, car nous ne sommes plus cachés”. L’autre problème, c’est l’utilisation de plateformes dont les visées sont essentiellement commerciales et qui ont besoin d’informations panoptiques avec des structures qui elles doivent restées fermées car sinon, ce ne sont plus des structures. Ce qui est en cause, c’est la forme même de l’entreprise, qui est basée sur l’enclosure. Sans frontière, où est l’entreprise coincé entre le panoptique du réseau social mondial et les réseaux égo-centrés ? Bernard Rieder parle d’écume, est-ce que ce n’est pas cela qu’il faut viser ?

Point 3. Enfin la dernière interrogation, majeure ! Comment transférer les compétences de communication acquise dans les échanges sur facebook vers le réseau social de l’entreprise ? où on se rend compte, que le changement de contexte influera forcément sur l’usage de ces outils ? Si je me souviens de ce que disait Bernard Rey, le transfert de compétences n’est pas prouvé et dans tous les cas, il ne se fait qu’au niveau macro généraliste (utiliser un réseau social) ou au niveau micromicro des fonctionnalités (envoyer un mail). Mais que ce qui compte c’est de spécifier à chaque fois en quoi ce qui vient de ce contexte peut être utiliser dans ce contexte.

Et derrière cette question, il y a aussi celle des intranet mis à grand frais et qui ne répondent pas aux besoins des entreprises qui sont avant tout des besoins de communication et non de stockage de données.

Bien sur toutes ces questions renvoient à ce qu’on appelle le knowledge management dont est quasiment sûr aujourd’hui qu’il n’existe pas ou peu et que dans tous les cas, il est obligatoirement contextualisé.

Jeu de rôle sur Facebook

Un travail possible avec des apprenants

leur donner un personnage inventé sous forme de feuille de route avec des référents qui soient de leurs âges. Donc à négocier d’abord les personnages. Ensuite, les faire créer une narration de soi qui va représenter ce personnage.

Possible également de s’appuyer sur le travail de François Jourde avec fake book

Une activité sur le lien

Je suis en train de lire cet article sur le rôle du lien. Il entre en résonnance avec une activité que je faisais avant sur le rôle du lien et qui concernait l’é&valuation d’un site internet par les liens.

On peut dans un premier temps distinguer les liens dans l’article et hors de l’article.

On peut ensuite distinguer les liens entrants et les liens sortants. Les premiers permettent un travail sur l’expertise et sur l’audience.

On peut ensuite distinguer les liens qui réfèrent à la recommandation sociale (cf. pratiques facebook et la publication de liens vers youtubes au sein d’une communauté de pairs en construction/socialisation/besoins relationnels) et à la bibliographie comme marqueur social. Cf la bibliographie comme marque d’une appartenance à une communauté de savoir.

On peut distinguer les liens qui ont comme fonction de prouver ou de commenter. C’est à la fois la fonction preuve du document, le rôle de la note en bas de page et aussi le rôle de la curation comme commentaire sur… ce qui renvoie in fine à la prise de note comme travail sur le texte et à la métacognition comme travail sur le travail sur le texte.

Enfin le lien comme invite vers des ailleurs est quelque chose que je n’ai jamais travaillé mais qui mériterait d’être vu, peut être en partant des pratiques facebook et en arrivant vers la sérendipité. Cf travaux d’affordance.

Comment monter l’activité ?

Partir d’une page, faire comptabiliser les liens, travailler sur une discrimination

Après le stade de foot comme unité de mesure des grands espaces, la bibliothèque du congrès comme unité de mesure de l’information sur internet. A noter que l’on ne parle plus d’exponentielle de l’information qui ne donne qu’une idée d’infini mais pas une quantité in-envisageable par l’humain (il peut y avoir des exponentielles dans les unités de micron) mais bien de contenant appréhendable par l’humain