Les intentions derrière les mots : retour sur la curation

Dans le cadre d’un projet autour de la curation, j’en reviens sur ce mot qui m’a toujours surpris car il m’a semblé arriver de nulle part. Il visait pour remplacer l’emploi du terme de veille qui me paraissait pertinent, même si effectivement l’usage de ce mot dans notre contexte, ne couvrait qu’une partie de ce processus.

Un autre sujet d’étonnement est l’aspect transversal de cette pratique qui permet à des professionnels de l’information au sens large de dialoguer autour de la pratique alors qu’ils appartiennent à des univers différents : commercial, institutionnel, éducatif, médiatique etc.

Ce n’est d’ailleurs pas la même pratique à revendiquer une transversalité large. On pourrait également convoquer les notions de communauté, de récit, de social etc.

Et finalement, est-ce que le nom donné à une pratique n’est-il pas fonction des intention qui préside à la pratique.

La pratique de veille est commandée par une intention stratégique alors que la curation aurait plus comme intention une médiation sociale. La documentation aurait comme intention la gestion et la médiation des ressources.

Et en milieu scolaire, doit on parler de curation, cette pratique qui consiste à outiller la démarche d’apprentissage dans une intention pédagogique ou ne peut on revenir aux anciens qui eux parlaient de glose, à savoir la déconstruction d’un texte par la rencontre avec un individu libre, en position d’apprendre et confrontant ses connaissances en perpétuelle construction avec un savoir de référence.