c’est quoi l’éducation ?
deux article de l’atelier qui pose question :
Les postulants aux emplois très qualifiés manquent de compétences basiques montre que les entreprises peinent à recruter des cadres de haut niveau “Cette incapacité à combler ces postes très qualifiés fait que des jobs moins importants et moins qualifiés ne peuvent pas être créés non plus puisque les compagnies ne peuvent pas se développer”
Les compétences dont il est question sont les fondamentaux éducatifs
Les entreprises déclarent ainsi que 48% des postulants ont des lacunes en anglais à l’écrit (grammaire, syntaxe, vocabulaire…), 38% en mathématiques, 30% en lecture et compréhension et enfin 30% également en anglais à l’oral.
Et les conséquences sur les professions sont les suivantes :
parmi les professions qui posent le plus problème, on peut compter les ingénieurs (88% estiment que ces postes sont très difficiles à pourvoir actuellement), les médecins (86%), les spécialistes des nouvelles technologies (85%), les scientifiques (83%) et les managers (78%).
Il est donc fort à parier que l’immigration sur ce que l’on appelle les “hauts potentiels” va se poursuivre. Cela signifie que les efforts éducatifs ne vont plus être pris en charge par les pays développés mais par les pays émergents ou en voix de développement. C’est tout le contraire de l’économie de la connaissance prônée à Lisbonne en 2001.
Le second article Les Français pas assez au courant des usages du numérique aborde les représentations des français sur les objets technologiques de notre quotidien et parle d’un déni de technologie de la part des français. Surtout, le résumé dit ceci :
Les utilisateurs considèrent en règle générale les appareils et services high-tech de manière plutôt positive. Toutefois, ils cernent encore mal leurs enjeux. Combler ce fossé de perception passe par un processus d’éducation soutenu
Ce qui me fait réagir, c’est l’emploi du terme de “processus d’éducation soutenu”. Donc l’éducation se doit d’acculturer les gens à l’usage d’objets technologique qui sont des objets commerciaux !
Si l’éducation doit aider à vendre, il ne faut alors peut être pas s’étonner des gap qui se forment.
J’ai vraiment l’impression que nous sommes sur deux rails qui s’écartent de plus en plus. Le grand écart que nous faisons entre éducation véritable et travail pour rendre maléable les consommateur sous couvert de ce mot valise qui perd de son sens “éducation” conduit vers un gouffre sans fond !
Il faut se réapproprier le vocabulaire que les marketeux ont pris et il faut réflechir à l’éducation comme un principe citoyen et non comme un principe consmériste