Il y a parfois des choses étonnantes, difficile à expliquer. J’ai eu un contact dernièrement avec une boite un peu space dans le domaine de la santé. Ils ont des officines sur plusieurs villes de l’ouest, dont rennes. Cet aprem je vois quelqu’un à rennes, dans le centre, rive gauche, pas loin de la route de saint malo. Dans le quartier, il y a pas mal de commerces liés à la santé. Et la je me dis… Et pourquoi pas ? Une petite recherche sur internet, j’ai l’adresse. C’est 2 pâtés de maison de l’endroit où j’ai rendez-vous. Dans les périodes de grandes réflexions, souvent j’ai ce genre de flash. Et si la serendipité c’était simplement de l’activité ?
février 2012
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Je conserve ici un mail collectif que je viens d’envoyer à des collègues en AP projet sur la gestion de projet
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Je vous donne ici une ref assez simple à comprendre de ce qu’est la gestion de projet. C’est avant tout un cadre formel qui demande à bien préciser le périmètre d’un projet en terme de besoins, de calendrier et de ressources à employer (financières, humaines, informations nécessaires etc.).
http://eirene.free.fr/lexique.htm
Je pense également qu’on pourrait avoir un apport théorique d’une petite heure avec des spé de la gestion de projet. Je pense à JJ par exemple.
Pour l’adpater à un travail avec des élèves il faut à mon avis prévoir plusieurs choses :
- présenter la demande du client, en l’occurence c’est nous qui faisons ça et qui devons le faire en groupe classe peut être mais je pense qu’il faut aussi que chaque groupe que nous aurons identifié dans le cadre de l’AP soit porteur d’un projet et identifier comme tel et il va falloir que nous l lui présentions très rapidement. ça demande du temps et que faisons nous des groupes que nous ne pouvons pas toucher ? Il faut peut être prévoir en parallèle une autre activité et pour quoi pas une petite formation sur ce qu’est la gestion de projet.
Tout ce travail est le travail de définition du périmètre du projet, c’est à dire ce que nous attendons en essayant d’être le plus explicite possible.
- les équipes, normalement, sont constituées en mode compétences (des élèves qui s’y connaissent) ou en mode usager (des élèves qui ont envie d’utiliser ce qu’ils vont faire) - il faut prévoir un chef de projet, rôle que l’on peut éventuellement prendre à notre compte après avoir demandé des propositions aux élèves. A charge pour nous de se partager les groupes. Mais il faut aussi donner des rôles aux élèves et encourager les prises de leardership
- construire le calendrier avec les élèves et mettre en avant des étapes clés
- Insister sur une phase de recueil des besoins, soit sous forme d’enquête à construire, soit sous forme d’entretien à mener avec des utilisateurs cible. Je pense qu’en AB, on pourrait travailler ainsi.
- traiter les recueils d’informations et en faire une analyse à rendre au commanditaire (nous)
- que les élèves nous rendent 2 documents : un document écrit qui récapitule leur démarche et un document qui soit la réponse à la commande - si on prend l’exemple des TPE, il s’agit de la note de synthèse (ce que j’ai fait qui s’appuie sur le carnet de bord) et d’un document qui n’existe pas dans les TPE qui serait le cahier des charges de la production à construire. Il faut aussi arriver à dissocier, pour les élèves le cahier des charges de la production qui se fera, ou pas !
Le plus important à faire, c’est vraiment faire ce travail entre la demande (nous) et les besoins réels (l’ensemble des utilisateurs) -
ensuite pour les spécifications, il s’agit de réfléchir en terme de fonctionnalités. Par exemple
- besoin de la grande salle du CDI un midi pour un concert = libération du CDI à ce moment là (AB) ;
- Besoin d’un espace de stockage pour les bouchons = identification des flux d’élèves (FG)
et en terme de quantification (budget, timming, communication, implications techniques etc.)
- exemple 1. Date, heure, durée, cout de la venue d’un groupe, personnes à avertir etc.
- exemple 2. Cout de la construction dun tel lieu etc.
Enfin il faudra une feuille de route, c’est à dire l’enchainement des actions à prévoir pour la réalisation de cette action.
- Exemple 1. demander à L l’autorisation, demander à M pour les couts, rencontrer un groupe, discuter avec lui sur sa venue et ses conditions etc.
- Exemple 2. voir F pour les travaux (à différencier de son acceptation ou non des travaux - ce rendez-vous c’est si il a dit oui !) etc. ; quelle communication pour le lancement de l’action et pour sa perduration dans le temps etc. EN FG on en est là, et je crois que c’est sur ces aspects que l’on doit travailler.
Sur le travail scolaire en lui même, on a fait (FG) le recueil des besoins) et des propositions d’actions - il faut maintenant faire la feuille de route, je pense.
Deux étapes donc
- L’expression / Analyse des besoins et spécifications : Notre travail à nous, doit donc de formaliser la demande la plus précisément possible sachant que c’est aux élèves à faire le travail entre la commande (nous) et les besoins réels des usagers.
- La feuille de route pour la réalisation
Lors de la correction des épreuves du capes, on est deux dans un jury pour corriger les copies. Ce qui est étonnant, c’est que pour qualifier l’acte qui consiste à avoir une réflexion personnelle par rapport au sujet, on emploie tous les deux une expression différente qui veut dire la même chose et qui en même est différente et surtout qui n’est pas positionné sur le même plan. Je dis “prendre de la distance” alors que lui parle de “hauteur de vue”. Il se situe donc sur l’axe vertical de la hauteur alors que je suis sur l’axe horizontal de la distance. Je trouve que cette distinction est porteuse de sens car elle induit à non sens des représentations différentes qu’il serait intéressant d’expliciter. Pour un acte qui consiste essentiellement à se decentrer…
Je viens de lire cet article sur l’entreprise devient-elle un réseau social ? L’auteur, à juste titre indique deux choses à retenir, les réseaux sociaux sont déjà dans l’entreprise avec les salariés et la mutation est d’abord sociale avant d’être technologique.
Par contre, je crois que voir une entreprise, quel qu’elle soit comme un monolithe uniquement commandé par le principe hiérarchique est une grosse erreur. Une structure est appelé ainsi parce qu’il y a un principe structurant qui est classificatoire et in fine hiérarchique, mais le contenu de cette structure est un fait humain basé sur les interactions interpersonnelles.
Doit-on alors séparer le principe d’interaction de celui de réseau social. L’un étant consacré à la chair de la structure et que l’on peut symboliser par la machine à café et l’autre plutôt centré capital social et donc, comme le dit l’auteur, tourné vers l’influence. Est-ce qu’on ne confond pas finalement la fluidité des communications et alors ce qu’on vise dans les réseaux socio-numérique c’est la facilité avec la mise en scène de soi d’une part et donc celui qui a la plus grosse et d’autre part la visibilité des interactions, c’est à dire le niveau meta de la communication.
voici les trois défis défini par l’auteur, que je partage en partie :
passer de la logique de l’organigramme à celle du sociogramme car dans les réseaux ce ne sont pas les relations hiérarchiques qui priment ; réinternaliser les échanges et les informations et donc redéfinir les frontières, sachant que les collaborateurs passent 20% de leur temps sur les réseaux externes et surtout faire participer les salariés à ce réseau là en particulier – ce qui n’est jamais acquis et impossible à imposer.
Point 1. De tout temps, et je crois que beaucoup de personne en sont conscient, l’organigramme a toujours moins primé que le cadre mis en place par la hiérarchie pour permettre l’expression personnelle des compétences pour le bien de la structure. Aux deux extrêmes de cette volonté : le patron tout puissant omnipotent etc. et la bureaucratie ou plus personne n’est responsable de rien.
Point 2. La redéfinition des frontières est un sacré enjeu en considérant bien que les frontières ont toujours été plus des filtres que des barrières et qu’il faut conserver cette logique dans un nouvel environnement qui lui privilégie la visibilité. Car sinon, cela va à l’encontre de la mais qui va peut être à l’encontre de la logique d’un réseau social qui par définition est unique et mondiale, et constitué de l’ensemble de l’humanité d’une part et le réseau égo-centré qui lui a une frontière en motte de beurre (par analogie avec les cassures en motte de beurre chez les enfants), c’est à dire que le réseau chacun se dilue dans les relations de relations et la capacité de chacun à faire jouer ses relations pour joindre ces relations de relations.
Un exemple de fonctionnement égocentré en dehors de la frontière de l’entreprise, qui ne s’est pas servi de ses relations personnelles dans un projet professionnel et qui n’a jamais communiqué avec son conjoint sur une situation de travail ?
Cette question des frontières, c’est surtout celle de la visibilité des actions, de leur publicité d’une part qui fait que désormais, on est au dessus du radar, et pour reprendre l’adage, “nous ne vivons plus heureux, car nous ne sommes plus cachés”. L’autre problème, c’est l’utilisation de plateformes dont les visées sont essentiellement commerciales et qui ont besoin d’informations panoptiques avec des structures qui elles doivent restées fermées car sinon, ce ne sont plus des structures. Ce qui est en cause, c’est la forme même de l’entreprise, qui est basée sur l’enclosure. Sans frontière, où est l’entreprise coincé entre le panoptique du réseau social mondial et les réseaux égo-centrés ? Bernard Rieder parle d’écume, est-ce que ce n’est pas cela qu’il faut viser ?
Point 3. Enfin la dernière interrogation, majeure ! Comment transférer les compétences de communication acquise dans les échanges sur facebook vers le réseau social de l’entreprise ? où on se rend compte, que le changement de contexte influera forcément sur l’usage de ces outils ? Si je me souviens de ce que disait Bernard Rey, le transfert de compétences n’est pas prouvé et dans tous les cas, il ne se fait qu’au niveau macro généraliste (utiliser un réseau social) ou au niveau micromicro des fonctionnalités (envoyer un mail). Mais que ce qui compte c’est de spécifier à chaque fois en quoi ce qui vient de ce contexte peut être utiliser dans ce contexte.
Et derrière cette question, il y a aussi celle des intranet mis à grand frais et qui ne répondent pas aux besoins des entreprises qui sont avant tout des besoins de communication et non de stockage de données.
Bien sur toutes ces questions renvoient à ce qu’on appelle le knowledge management dont est quasiment sûr aujourd’hui qu’il n’existe pas ou peu et que dans tous les cas, il est obligatoirement contextualisé.